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Le marché de Noël de Montbéliard en 10 étapes

J’ai choisi les stands des producteurs locaux, à boire, à manger et pas seulement. Le marché de Noël de Montbéliard, créé en 1987, va, doucement mais sûrement, vers ses quarante ans d’âge. Le marché de Montbéliard c’est l’autre marché de Noël, tout près de la myriade d’événements alsaciens. On estime à environ 400.000 le nombre de visiteurs durant un mois à Montbéliard, le marché vit son dernier jour le 24 décembre. On y voit les Lumières de Noël dans un centre-ville ancien décoré à l’italienne par les frères Faniulo. Avec son passé alémanique, le marché de Montbéliard est fidèle à ses voisins alsaciens ou allemands. Les nombreux stands entourent le temple Saint-Martin, le plus vieux temple luthérien de France.

Chaque année, une région du monde est invitée d’honneur du marché. En 2024, c’est la Normandie, avec ses stands de spécialités où le calva et autres pommeaux ne sont pas oubliés. Parmi les incontournables, la patinoire et une rencontre avec la Tante Arie, une fée qui vit durant le reste de l’année dans une grotte proche de Montbéliard.

La Tante Airie, la fée qui protège le Marché de Noël de Montbéliard. Photo Philippe SAUTER

Stand 1 : Le Comité des fêtes et ses cent bénévoles

Honneur aux anciens, la grande échoppe du Comité des fêtes existe depuis la création du marché de Noël de Montbéliard, c’est-à-dire 1987. Bientôt 40 années à servir des vins chauds et autres boissons.

C’est l’un des plus grands stands du marché, l’un des plus fréquentés aussi. Ici, ce sont les bénévoles qui font marcher la boutique mise en place par le comité des fêtes. Ils sont une centaine à se relayer pour faire vivre le stand durant un mois. Les bénéfices servent aux activités de l’année. Boire un coup pour la bonne cause…

Un monument du marché, le stand du Comité des fêtes. Photo Philippe SAUTER

Stand 2 : La saucisse des compagnons

Goûter une saucisse de Montbéliard à Montbéliard, c’est logique. La célèbre saucisse a ses adeptes et ses fidèles qui la vénèrent et la protègent.

Au marché, on pourra découvrir le stand des Compagnons du Boitchu qui proposent  » La véritable saucisse de Montbéliard « . C’est une confrérie créée depuis bientôt 50 ans. Ils sont une bonne vingtaine de charcutiers à défendre la saucisse du Boitchu, c’est-à-dire à base de porc frais et non congelés comme le fabriquent certains dissidents. Ici, c’est Franche-Comté Salaisons, installé à Sainte-Suzanne, juste à côté de Montbéliard, qui tient boutique.

Des défenseurs de la vraie saucisse de Montbéliard. Photo Philippe SAUTER

Stand 3 : L’échoppe du FC Sochaux

Le FC Sochaux-Montbéliard, premier club professionnel de l’histoire du football français, tient chaque année un stand au marché de Noël. Le club qui a failli disparaitre, à jamais, il y a peu, se reconstruit doucement. Ce sont les supporters qui l’ont tenu à bout de bras.

Et l’un des cadeaux les plus typiques que l’on puisse ramener, avec une saucisse de Montbéliard ou de la cancoillotte, c’est bien un maillot du FC Sochaux, véritable monument de la région, tout autant que l’usine Peugeot de Sochaux (aujourd’hui Stellantis).

La gamme est large sur le stand, du maillot au porte-clefs en passant par la grenouillère pour bébé aux couleurs jaune et bleu des Lions !

Sochaux sous toutes les coutures. Photo Philippe SAUTER;

Stand 4 : Des oursons pour Emma

Emma est née en 2005 et son papa chocolatier à la tête de la maison Ragot, située dans la belle du rue de Belfort à Montbéliard a créé un an plus tard, ces  » Ourson d’Emma « , des oursons chocolat guimauve conjugués aujourd’hui en plusieurs couleurs, lait, noir ou blanc.

Sur la stand Ragot du marché de Noël, ils sont présentés comme des bijoux précieux. Le tarif est moindre que pour un solitaire, une boîte de 18 Ourson d’Emma coûtera 9,50 €.

Les Ourson d’Emma, très présent sur le stand du chocolatier Ragot. Photo Philippe SAUTER

Stand 5 : La collection de cancoillottes de Lehmann

La longue histoire fromagère des Lehmann dans le pays de Pays de Montbéliard a près de 120 ans d’existence, depuis qu’un fromager suisse s’implante ici en 1907.

Une étape essentielle, pour cette entreprise toujours familiale, fut le développement d’une gamme de cancoillotte. Au point de devenir l’un des leader de ce fromage mou, coulant et typique de la Franche-Comté.

Aujourd’hui, ce sont 17 versions et goûts différents de la cancoillotte qui sont proposés, de la version toute simple aux cancoillottes au vin du Jura, à l’absinthe, à la truffe noire et même à la moutarde. On les trouve sur le stand Lehmann du marché de Noël de Montbéliard et l’on peut goûter, bien sûr.

Toute la collection de cancoillottes de Lehmann. Photo Philippe SAUTER

Stand 6 : Les petits carreaux de l’office de tourisme

On refait depuis quelque temps de la verquelure dans le pays de Montbéliard. La verquelure est un tissu à carreaux dont la fabrication remonte au Moyen-âge. On dit que les toiles à carreaux rouges étaient destinées aux protestants, les bleues aux catholiques. Et blanc pour les neutres ?

Celle que l’on appelait la toile de Montbéliard servait à faire édredons, serviettes ou serviettes. Sa fabrication locale s’était lentement éteinte jusqu’à ce que l’office de tourisme de Montbéliard impulse un renouveau et trouve un atelier qui refait, dans la région, les fameuses et belles verquelures, sur des métiers à tisser anciens. Sur le stand de l’office de tourisme on trouve des petits objets habillés de verquelures, bleu, blanc, rouge…

La renaissance de la verquelure dans le Pays de Montbéliard. Photo Philippe SAUTER

Stand 7 : Le saumon qui remontait jusqu’à Montbéliard

Cela fait longtemps que l’on ne pêche plus de saumon dans le Pays de Montbéliard. Pourtant, le stand de saumon fumé suédois a une histoire particulière avec la ville.

Il est lié à la personnalité de Johan Mörk. Un pur Suédois qui avait installé une petite épicerie rue de Belfort à Montbéliard. Ses connections scandinaves lui permettaient d’importer à chaque période de fêtes d’excellents poissons fumés.

Johan Mörk avait un stand au marché de Montbéliard, dès la deuxième édition, et c’était une habitude locale d’aller y chercher son saumon pour les fêtes. On y boit, bien sûr, le fameux glögg, le vin chaud scandinave de Noël.

Le plus célèbre Suédois de la ville a disparu en 2024. Mais le stand est toujours là. C’est sa femme et ses enfants qui poursuivent la mission. En hommage à Johan Mörk, une allée du marché de Noël porte désormais son nom.

Stand 8 : Le vin chaud divin

Pour les amateurs, le stand Number One pour déguster du vin chaud semble bien celui monté, chaque année, par l’entreprise Divin.

Installé place Saint-Martin, le commerce de vins et spiritueux a pris l’habitude d’ouvrir un stand juste devant sa boutique où l’on se consacre tout particulièrement au vin chaud.

Depuis le déménagement du stand du Café Central qui se trouvait tout près de là, il semble le lieu où l’on cause soit bien ce petit stand DiVin très actif.

Le stand très couru du vin chaud de chez Divin. Photo Philippe SAUTER

Etape 9 : Les escargots du coin

Plusieurs stands d’escargots sur le marché de Noël. On peut s’arrêter chez Jacot Billey pour déguster et acheter des escargots du coin. L’entreprise est née en 1935, elle a été reprise par Murielle et Yannick qui l’ont développé, toujours installée à Fesches-le-Châtel, tout près de Montbéliard. C’est là que les escargots sont préparés. Avant cela, ils ont été élevés à Allenjoie, là aussi un village proche.

Le couple a aussi fait l’acquisition d’une biscuiterie de la région. Le fruit de ce mariage : les Crouky’s, de la pâte feuilletée qui enveloppe les escargots maisons. Un  » best of  » de Jacot Billey.

Murielle, à la tête de l’entreprise Jacot Billey, anime le stand de Montbéliard. Photo Philippe SAUTER

Stand 10 : Les carpes frites de la pisciculture

Lachapelle-sous-Chaux est dans le Territoire de Belfort mais pas loin du Sundgau, le sud de l’Alsace et ses fameuses carpes-frites. La poissonnerie et pisciculture de la Beaume à Lachapelle fournit le stand des Compères, un restaurant de Montbéliard. C’est ici que l’on déguste en cornet la fameuse carpe-frite du presque Sundgau.

Carpes frites en cornet au stand des Compères. Photo Philippe SAUTER

Comment aller au marché de Noël de Montbéliard ?

La meilleure solution est probablement de prendre le train pour très peu cher. En effet, durant la période du marché de Noël il est possible de prendre un TER des villes de Bourgogne Franche-Comté à prix cassé. Exemple : un aller-retour de Besançon coûte 12 € ! Renseignements sur le site des TER de Bourgogne Franche-Comté.

Où se garer pour visiter le marché ?

Attention, le marché peut connaître certains week-end de grands embouteillages. Montbéliard, cité de l’automobile, ne manque pas de parkings. Pour les parkings gratuits proche de centre-ville, on peut noter le parking du Champs de foire, de l’Ile en Mouvement, du Stade Bonal. Côté payant, il y a aussi le parking des Blancheries, pas très cher. Gratuit mais plus lointain, celui de l’Axone, le P2, qui nécessite néanmoins de prendre une navette pour le centre-ville.

Mon conseil : Le parking du Stade Bonal est très grand et dispose souvent de places disponibles et gratuites. Il nécessite dix minutes de marche pour accéder au marché.

2 commentaires sur “Le marché de Noël de Montbéliard en 10 étapes”

  1. Bonsoir,
    Je suis allée au marché de Noël de Montbéliard pour la 2ème année et je n ai pas retrouvé comme l an passé l endroit, où des tables étaient installées et où on pouvaient manger avec des stands de nourriture à côté. Ceci étant dit, j ai mangé quand même et votre marché de Noël est pour les 2 années formidable. Merci et passez un joyeux Noël. Dans ma vie, je n ai fait que 3 marchés de Noël dont 1 fois à Besançon, il y a longtemps.

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