On a dîné au Parc de Besançon. Le lieu reste superbe. Ce qu’il y a dans l’assiette beaucoup moins… On vous raconte.
Où en est Le Parc ? Entre le rachat récent par un investisseur canadien et la revente annoncée ou au moins espérée, ce qu’il reste du plus beau restaurant de Franche-Comté, entièrement décoré par les designers d’Ibride, n’assure plus ni dans l’assiette ni dans le service.
Nous avons réservé pour un dîner avec toujours cette splendide vue sur le Doubs et, pour un samedi soir, la salle qui fut un temps bondée, n’est même pas à moitié occupée. En entrée, un petit plat modeste, plutôt frugal, mais honnête : soit quatre asperges vertes un peu esseulées dans la grande assiette blanche accompagné d’un judicieux mais minuscule tartare de haddock.

Pas de quoi couper la faim, mais le pire reste à venir. Nous avions précédemment commandé le plat principal, en fait le choix est tout ce qu’il y a de limité entre un poisson ou une viande, on plonge et on attrape l’omble chevalier sauf que l’on ne verra pas l’ombre d’un omble. C’est là, en effet, que la serveuse annonce, » ah on ne vous a pas dit qu’il n’y a pas d’omble chevalier ce soir. C’est remplacé par de la daurade… «
Au risque d’être bassement prosaïque, le prix au kilo de l’omble chevalier est d’environ 50 € quand celui de la daurade est d’environ 20 € ! Une différence qui ne sera pas impactée sur l’addition finale.

L’omble transformé en daurade n’a rien d’exceptionnel et sa pauvre carotte glacée au milieu du plat tient lieu de symbole de l’appauvrissement de ce restaurant, qui lors de son ouverture en 2020 visait une étoile Michelin qui n’est jamais venue avant de filer dans l’obscurité de la nuit bisontine. Besançon est l’une des rares villes de plus de 100.000 habitants à ne disposer d’aucun restaurant étoilé. Ce n’est pas ici que le sauvetage aura lieu…. Pour info, nos quatre asperges vertes coûtaient 22 € à la carte et l’omble qui n’est pas omble 31 €. Le Parc qui avait vécu un petit sursaut il y a quelques mois semble, cette fois, peu fréquentable.
Et puis, il y a cette petite touche finale pour conclure la soirée. Il est 21 h 30 environ et déjà on nettoie les inox dans la cuisine en open space. Un bon coup d’odeur de détergent dans les naseaux des clients encore présents dans la salle ! Il est plus que temps de quitter les lieux. Et vite !

C’est bien dommage
Nous y avions dîner en famille (11 personnes)
En septembre 2023
Nous avions pris le menu accord mets et vins en 7 déclinaisons
Au choix du chef
C’était excellent, fin et raffiné
Il n’y a plus à espérer maintenant que le lieu reste un restaurant !